Butembo : accusés dans le dossier meurtre d’un taximam, un militaire FARDC et un civil écopent de la peine de mort.

Le tribunal militaire de garnison de Butembo siégeant en matière répressive au premier degré a rendu son verdict dans le dossier de 5 personnes suspectes. Elles étaient accusées dans le meurtre du taximan Kahamwithi Gerlance. Celui-ci a été assassiné le soir de samedi 22 août 2026 et sa moto emportée au quartier Matanda.

Le verdict est tombé à l’issue de l’audience en foraine tenue au rond-point Takenga mardi 25 août 2026 à Butembo. Au cours de l’instruction du dossier, il a été constaté que deux de 5 prévenus cités dans l’affaire auraient participé au meurtre du taximan Gerlance. Poursuivis pour les infractions de meurtre, extorsion, association des malfaiteurs et détention illégale d’arme, le soldat de deuxième classe, Lomata Bongenda Jean Claude, élément incontrôlé des Forces armées de la République Démocratique du Congo, FARDC et Kalongo Jamba Ston ont été condamnés à la peine de mort. Ce dernier en fuite l’a été par défaut. Les deux sont accusés d’avoir tué par balles le taximan Kakule Kahamwiti Gerlance avant d’emporter sa moto.

Les condamnés sont également sommés de payer une somme de 50 mille dollars américains comme dommages et intérêts à la famille du défunt qui s’est constitué en partie civile. Les 3 autres prévenus notamment le capitaine Assani John Kibungila, Kasereka Makambo Vianney et madame Feza Kolongo Patience ont été acquittés par le tribunal, faute de preuves prouvant leur implication dans le meurtre du taximan Gerlance.

Le tribunal militaire a aussi ordonné la restitution de la moto de la victime à sa famille.

Pour rappel, le taximan Kakule Kahamwiti Gerlance, également enseignant, a été abattu et sa moto emportée par les des hommes armés la soirée de samedi a 22 août 2026. Les faits ont eu lieu en cellule Vusinga du quartier Matanda commune Mususa dans la ville de Butembo. Le lendemain de cet assassinat, les services de sécurité ont annoncé l’arrestation des suspects dans ce dossier avant leur transfert aux instances judiciaires pour instruction de leur dossier. Chose faite.

Joelle Mwengevalwahi

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