
À Butembo, les inspecteurs de l’enseignement de la province éducationnelle Nord-Kivu 2 haussent le ton. Réunis en assemblée générale extraordinaire ce Lundi 27 avril 2026 à l’Institut Kavaghendi, sous l’égide du SYNIECO, ils ont annoncé leur intention de boycotter l’accompagnement des examens nationaux si leurs revendications ne sont prises en compte dans le plus bref délai.

Dans leur déclaration, ces évaluateurs pédagogiques dénoncent principalement le non-paiement d’une partie des indemnités liées à la session 2025, l’octroi jugé inéquitable de la prime de fonction spéciale ainsi que l’incertitude qui plane sur la prise en charge de la session 2026. Une situation qu’ils qualifient d’« injuste » et de nature à compromettre leur engagement.

À l’issue de leur réunion, les inspecteurs ont organisé une marche pacifique à travers la ville, empruntant notamment la rue Père Jérôme Masumbuko jusqu’à l’Hôtel de ville. Sur place, un mémorandum a été remis au maire, le Commissaire supérieur principal Mowa Baekitely Roger, pour alerter les autorités sur les conséquences potentielles de cette crise.
Les épreuves concernées par cette menace de boycott sont notamment l’Examen d’État, le TENASOSP ainsi que l’ENAFEP, dont le lancement est prévu dans les prochains jours.Les inspecteurs évoquent également des conditions de travail difficiles, particulièrement dans les zones enclavées et affectées par l’insécurité. Ils affirment ne pas disposer de moyens logistiques suffisants pour assurer leur déploiement, leur hébergement et leur subsistance.

Face à cette situation, le Syndicat national des inspecteurs de l’enseignement du congo SYNIECO en sigle, avertit qu’un personnel démotivé et non pris en charge ne peut garantir la transparence, la crédibilité et la sécurité des examens nationaux. Il appelle ainsi les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes afin d’éviter des perturbations majeures dans le calendrier scolaire.
Tout en maintenant la pression, les inspecteurs réaffirment leur disponibilité à reprendre pleinement leur mission dès que leurs revendications seront prises en compte.
Hermaine Kasienene