RDC: 232 décès et 78 guéris enregistrés au 33 ieme jour d’épidémie d’Ebola(Ministre de la Santé Publique)

Un mois et trois jours après la déclaration officielle de l’épidémie d’Ebola Bundibugyo en province de Ituri, le ministre de la Santé Docteur Roger Kamba tenu à faire une mise au point cruciale. Le ministre, lors du briefing tenu ce jeudi 18 juin 2026,a martelé les statistiques officielles pour dissiper toute ambiguïté, insistant sur le fait que chaque unité de ce bilan représente un cas de contamination formellement attesté par les laboratoires, incluant les analyses post-mortem.

« Nous avons à ce jour 896 cas confirmés. C’est un cumul donc depuis le début de l’épidémie […] Sur les 896 cas confirmés, nous avons 232 décès. »

Ce lourd bilan de 232 décès parmi les personnes infectées permet d’établir un indicateur précis sur la virulence de la maladie dans cette partie de la République Démocratique du Congo.

« Ce qui nous donne un tableau d’à peu près 26% de personnes qui sont décédées de cette maladie. »

Malgré la gravité de la situation, des lueurs d’espoir apparaissent avec les sorties de traitement. Le ministre s’est félicité des cas de rémission complète, certifiés par des protocoles médicaux stricts.

« Nous avons 78 personnes guéries de la maladie, c’est-à-dire des personnes qui ont été malades, qui ont eu un test positif, et qui ont guéri et on a fait deux tests qui sont revenus négatifs. »

L’autre volet majeur de la bataille contre le virus reste la surveillance épidémiologique. Des milliers de personnes potentiellement exposées sont actuellement sous observation, avec un objectif de couverture encore plus ambitieux pour les jours à venir.

« Nous avons plus ou moins 6 000 personnes que nous suivons, les contacts, et un chiffre important aussi, c’est le taux de suivi qui est maintenant à 71%. Je rappelle, dans le cadre de la transparence, que notre objectif c’est de suivre 95% de personnes contact. »

Si l’augmentation du nombre de malades peut susciter l’inquiétude au sein de la population, les autorités sanitaires et les épidémiologistes (notamment de l’OMS et d’Africa CDC) y voient plutôt le résultat d’une efficacité accrue des services de santé sur le terrain.

« Le nombre de personnes qui augmente est vu de deux manières. Les épidémiologistes voient ça comme une avancée de la riposte, comme quelque chose de positif. C’est-à-dire que nous allons maintenant retrouver les cas qui sont dans la communauté et que éventuellement on ne savait pas. »

La traque du virus s’intensifie donc en Ituri. Pour le ministère de la Santé, cette hausse des données ne traduit pas une perte de contrôle, mais bien le succès d’une stratégie de recherche active des malades pour couper la chaîne de transmission à la racine.

Joseph Kisuki

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