RDC : Les FARDC et l’AFC/M23 désormais réunis dans les mécanismes de supervision du cessez-le-feu à Goma

Une image suscite de nombreuses réactions à Goma. Des représentants des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), de l’AFC/M23 ainsi que de la Mission de l’Organisation des Nations unies en RDC (MONUSCO) ont posé ensemble pour une photo de famille à l’issue d’une série de réunions consacrées au suivi du cessez-le-feu. Réunion tenue ce Jeudi 16 juillet 2026 dans les enceintes du quartier général du Mécanisme de Supervision et de Vérification du Cessez-le-feu (COVM) à Goma, en présence des représentants de la MONUSCO et d’observateurs de l’Union africaine

Selon les informations communiquées autour de cette rencontre, les différentes parties devraient désormais participer aux travaux du Mécanisme de Supervision et de Vérification du Cessez-le-feu (COVM) ainsi qu’au Mécanisme Conjoint de Vérification Élargi Plus (MCVE+), des cadres mis en place pour surveiller l’application des engagements liés à la cessation des hostilités.

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par une crise sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC, particulièrement au Nord-Kivu, où les affrontements entre l’armée congolaise et les rebelles de l’AFC/M23 ont provoqué d’importants déplacements de populations.

Réagissant à cette évolution, l’intervenant Promesses Matofali Yonama s’interroge sur la portée réelle de cette collaboration entre des acteurs qui se sont longtemps affrontés sur le terrain.

« En voyant les différents logos affichés sur la bâche derrière les militaires sur cette photo, je me demande s’il faut en rire ou en pleurer », a déclaré Promesse Matofali, exprimant ses inquiétudes sur la gestion de la crise par les autorités congolaises.

Pour lui, les hésitations politiques dans la conduite du dossier sécuritaire auraient des conséquences directes sur les militaires engagés au front et sur les populations civiles.

« Avec un régime qui tâtonne dans la gestion de cette crise, les militaires de rang et la population restent les premières victimes », estime Promesses Matofali Yonama.

La mise en œuvre effective de ces mécanismes de vérification reste désormais attendue par les populations de l’Est du pays, qui espèrent une véritable accalmie après plusieurs années d’instabilité.

Rédaction

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