
Un pont reliant les localités de Hombo Nord et Mandje Est, dans le territoire de Walikale, s’est effondré à la suite d’un glissement de terrain survenu récemment dans la zone. Si aucun bilan officiel sur d’éventuelles victimes n’est encore disponible, cet incident suscite une vive inquiétude au sein de la population locale.
Cet ouvrage constituait un axe de passage essentiel pour les habitants. Chaque jour, des dizaines d’élèves l’empruntaient pour rejoindre leurs écoles, tandis que les agriculteurs et d’autres membres de la communauté l’utilisaient pour accéder à leurs champs et aux différents services sociaux de base.
L’effondrement de ce pont intervient à un moment particulièrement critique, à la veille du lancement des épreuves de l’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP). De nombreux candidats provenant des villages situés de part et d’autre de la rivière traversent habituellement ce pont pour se rendre dans leurs établissements et centres d’examen.
La situation fait craindre des perturbations majeures dans le déroulement des épreuves. Certains élèves risquent de ne pas atteindre leurs centres d’examen à temps, tandis que d’autres pourraient être tentés d’emprunter des passages dangereux pour franchir la rivière, mettant ainsi leur sécurité en péril.
Se confiant au correspondant de Plume du Kivu sur place, un enseignant et habitant de la région a déploré ce qu’il considère comme un manque d’anticipation de la part des autorités.
« Monsieur le journaliste, un pont ne s’effondre pas du jour au lendemain. Ce n’est pas une bombe qui est tombée dessus. Avant qu’un pont ne cède, il présente généralement des signes de détérioration bien visibles. C’est à ce moment-là qu’il faut intervenir pour l’entretenir et éviter le pire. Malheureusement, nos dirigeants semblent préférer réparer les dégâts plutôt que les prévenir, alors que la réparation coûte souvent beaucoup plus cher que la prévention. Aujourd’hui, ce sont finalement nos enfants du primaire qui risquent d’en payer le lourd tribut si une solution urgente n’est pas trouvée », a-t-il déclaré.
Face à cette situation, plusieurs habitants appellent les autorités territoriales, provinciales ainsi que les partenaires humanitaires à mettre rapidement en place une solution provisoire, notamment une passerelle temporaire ou tout autre dispositif permettant aux élèves de traverser la rivière en toute sécurité avant le début des examens.
En attendant une intervention, l’inquiétude reste grande dans les localités de Hombo Nord et Mandje Est, où les parents espèrent que des mesures urgentes seront prises afin de garantir aux élèves leur droit de participer à l’ENAFEP dans des conditions normales.
Correspondant