Butembo: En une semaine, des fauteurs tuent deux policiers et s’attaquent aux intérêts de l’Etat.

La semaine 20-26 Juillet 2025, la ville de Butembo a connu des troubles sécuritaires faisant des dégâts humains et matériels. Le dernier cas est une incursion orchestrée au bureau de la commune Mususa au Sud de Butembo. Le fait est intervenu après que le poste de contrôle de Kangote, au Nord de la ville, a aussi été attaqué, Lundi 21 Juillet 2025 par d’autres assaillants. Les services de sécurité rassurent de la bonne évolution des enquêtes sur les deux incidents en indiquant avoir opéré l’arrestation de certains des suspects.

Au sujet du récent cas, le Bourgmestre de la commune Mususa a déclaré à la presse que les assaillants, porteurs des machettes et des armes à feux, ont brusquement surgi dans la concession de la municipalité, aux environs de 06 heures 30 minutes de ce Vendredi. Du coût, selon l’autorité communale, ils ont ciblé le bureau local de la Police nationale congolaise, PNC.

« Ils se sont attaqué à un pauvre policier de garde. Leur cible a succombé de ses blessures sur le champ. Son corps a été vite conduit à la morgue de l’hôpital de référence de Matanda », a expliqué le Commissaire supérieur principal Lyombo Walubanga Augustin.

Cette autorité municipale dit décrier ce qui est arrivé.« Nous avons comme grand ennemi, ici, le M23. Si nos frères veulent s’en prendre aux hommes du M23, qu’ils tuent même une vingtaine d’éléments. Ce sera une bonne chose pour nous. Mais quand on tue un policier, c’est une perte, c’est un élément de moins. Ils l’ont tué pour quelle raison », s’est exclamé le Bourgmestre de Mususa.

Bien plus, Lyombo Walubanga Augustin a raconté que les assaillants avaient passé la journée de Jeudi 24 Juillet 2025 à l’abord du rond-point Njiapanda. Ici, ils justifiaient leur présence par une barrière à la présence des soldats de l’UPDF (Armée nationale ougandaise en mission à l’Est de RDC) à Butembo.

« Mes services ont même informé que les suspects envisageaient une série de marches contre cette armée ougandaise du 25 Juillet au 06 Août 2025. Selon eux, pour libérer Butembo. Mais curieusement, ils sont venus attaquer. Ces assaillants sont des enfants d’ici. Il faut plutôt que les parents éduquent leurs enfants à ne pas s’attaquer aux intérêts de l’Etat. Le policier-victime, Muhindo Mboka, était Officier de permanence à la compagnie PNC-Mususa. En dépit de sa mort, il y a eu une arrestation côté agresseur qui pourra donner plus de renseignement sur le groupe, dont la plupart des membres se sont volatilisé dans la nature après forfait. Ils étaient porteurs d’un certain drapeau qui les identifie. Cela pourra également nous servir de piste dans nos enquêtes », a étayé le Bourgmestre de Mususa.

Le fait a lésé plus également d’un habitant qui estime que l’incident serait prévenu si les services en charge de la sécurité n’avaient pas ignoré des alertes sur la présence suspecte de ces hommes à Njiapanda entre Jeudi et Vendredi.

Une incursion au Sud de Butembo quelques jours après un autre côté Nord de la ville

L’incursion à Mususa a directement rappelé le malheur presque similaire vécu à la barrière de Kangote, au Nord de Butembo, vers 18 heures de Lundi 21 Juillet 2025. Ce soir, des hommes à armes à feu avaient tué un policier et blessé deux civils, avant d’accaparer une somme d’argent estimé à au moins 500 dollars américains. Bilan communiqué par le maire de Butembo, le lendemain, à l’issue d’une descente d’imprégnation sur le lieu du drame, en compagnie des membres du service urbain de sécurité. Le Commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly-Roger, avaient recommandé, une franche collaboration entre population et services de sécurité, estimant que l’incident a été une conséquence de l’absence de coopération entre les partenaires sécuritaires.

Un autre bémol du soir de Lundi 21 Juillet 2025, c’est que, selon des sources concordantes, des forces de sécurités arrivées à Kangote pour prévenir le pire avaient profité du cafouillage pour extorquer les biens des civiles et arrêter arbitrairement des civiles. Certains de ces civils sont déjà libres alors que d’autres sont encore détenus pour des raisons d’enquête.

Cela venait de faire un bon bout de temps sans que Butembo n’enregistre les attaques sur les intérêts de l’Etat. Les services compétents disent être en cours d’enquêtes pour comprendre les causes de cette résurgence et démanteler les instigateurs en vue d’établir les responsabilités et punir les coupables.

Patrick Kalungwana

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