Butembo : le Collectif des victimes des conflits fonciers dénonce des expulsions forcées à Kitakandi

Le Collectif de Victimes des Conflits Fonciers en Butembo affirme que plus de 30 familles ont été victimes d’expulsions forcées dans le quartier Kyaghala, cellule Kitakandi, le dimanche 12 juillet 2026. Dans un communiqué publié ce lundi 13 juillet, cette structure appelle les autorités administratives, sécuritaires et judiciaires à intervenir d’urgence pour protéger les ménages concernés et prévenir une escalade des tensions.

Selon le collectif, les incidents se sont produits vers 9 heures. Il accuse un groupe d’une quarantaine de personnes, armées notamment de bâtons, de flèches et de machettes, d’avoir fait irruption dans les habitations, expulsé les occupants, jeté leurs biens à l’extérieur et procédé au scellement de certaines maisons. La structure affirme également que ces individus étaient accompagnés d’éléments présentés comme des Wazalendo de l’UAPC.

« La population victime du conflit foncier de Kitakandi s’est vue violemment menacée dans leurs maisons, leurs biens jetés dehors par force et leurs maisons ont été injustement scellées », déclare le Collectif de Victimes des Conflits Fonciers en Butembo dans son communiqué.

Le collectif soutient que les familles touchées ont passé la nuit de dimanche à lundi à la belle étoile, sous des menaces de mort, et craignent de nouvelles destructions de leurs habitations.

La structure affirme avoir alerté les autorités locales, notamment le chef de quartier Kyaghala, le bourgmestre de Bulengera, le maire de Butembo, les FARDC, la Police nationale congolaise ainsi que l’Auditorat militaire de garnison de Butembo. Elle regrette toutefois l’absence d’intervention jusqu’au moment de la publication de son communiqué.

« Le Collectif de Victimes des Conflits Fonciers en Butembo appelle d’urgence toutes les autorités de la ville de Butembo et leurs services compétents d’effectuer une descente sur terrain à Kitakandi pour se rendre compte des dégâts et de la situation calamiteuse de nos compatriotes », peut-on lire dans le document.

Tout en réaffirmant son engagement en faveur de la non-violence, le collectif plaide pour une résolution durable de ce conflit foncier et rappelle l’existence d’un rapport élaboré en décembre 2024 par une sous-commission instituée par le maire de Butembo sur instruction du gouverneur de province.

Rédaction

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