
La ville de Butembo s’est réveillée avec un caractère timide, ce Jeudi 11 Septembre 2025. La circulation routière timide, des galeries et maisons de commerces à portes fermées. Des établissements scolaires et académiques ont renvoyé les apprenants à la maison. Même les restaurants ne fournissent pas encore à manger, ce matin aux nécessiteux des repas matinaux. Bien plus, les bureaux étatiques trainent à ouvrir leurs portes. plumedukivu.net a assisté à la fermeture des bureaux du Tribunal de Grande Instance, TGI-Butembo, et de la Mairie locale, jusqu’à 11 heures 15 minutes de ce Jeudi. Bref, des activités socioéconomiques sont complètement paralysées.
Si certains habitants restent à la maison, d’autres s’amassent au centre-ville juste pour vivre l’ambiance amorphe de la journée. En outre, du côté du rond-point Wayene, dans la commune Bulengera, notre reporter indique observer des barricades faites par des jeunes sur différentes artères. Même observation du côté de la ville. Comme toute la communauté, ces jeunes veulent fédérer tout passant à ne pas travailler, ce Jeudi. Question de pleurer les victimes de l’activisme des combattants présumés de l’Allied Democratic Forces, ADF, des plusieurs dizaines des victimes des massacres de Ntoyo, près de Manguredjipa, à l’Ouest du territoire de Lubero, la nuit du 08 au 09 Août 2025. Pour les citoyens de Butembo, il est regrettable que les exactions ADF se répètent au su des autorités sensées protégé la personne et ses biens. Par cette journée, la population plaide pour le rétablissement de la sécurité et de l’autorité de l’Etat dans des zones insécurisés.
Pendant ce temps, des éléments de l’ordre sont visibles sur le terrain pour prévenir tout débordement. Cette journée ville morte est une initiative de certains groupes de pressions. Elle a également été ainsi annoncée à Oicha, Chef-lieu du territoire de Beni, où des massacres ont été rapportés en fin Aout et début Septembre 2025.
Patrick Kalungwana