
A moins d’une semaine de la fête Chrétienne de « Noël » l’ambiance ne se fait pas sentir au marché, contrairement aux cas des années passées. En témoigne, l’ambiance commerciale vécue ces jours-ci à Goma, chef-lieu de la Province du Nord-Kivu. Abordée au sujet de son activité, ce vendredi 20 Décembre 2024, Florance, une vendeuse des habits et souliers pour enfants, se dit être étonnée également de vivre une timidité dans son activité à la veille des festivités.
« Normalement, aujourd’hui, ça serait des bousculades au marché. Tout le mois de décembre, les parents feraient des vas-et-viens pour payer les nécessaires pour leurs enfants, mais là nous sommes à 5 jours de Noël. Aucun mouvement. Juste 2 ou 3 personnes sollicitent de nos articles, après 30 minutes ou une heures. Ce qui n’est pas d’habitude », se desole-t-elle.
La cause principale, c’est d’abord la guerre. Elle a fait à ce que la population des villages aux alentours de Goma ne se déplace pas, estime notre source. Ce sont des habitants d’ailleurs qui viennent, d’habitude acheter en gros pour revendre dans leurs milieux naturels ou aller répondre aux besoins des enfants en famille, poursuit Florence. Mais du moment où ils sont dans des camps de déplacés, eux-mêmes sont nécessiteux, explique la vendeuse. Bien plus, nous confie-elle, le Gouvernement de la RDC ne facilite pas la circulation de la monnaie comme au temps passé.
C’est depuis près des deux ans que la population des territoires périphériques de la ville de Goma a été contraintes de se déplacer suite à la guerre dans leur milieu, facteur qui touche sensiblement l’économie de la ville de Goma. Outre Florence, plusieurs autres marchands ont fait le même témoignage relatif à la déstabilisation des activités économiques à cause de la crise sécuritaire.
Ahadi Ibrah
