Goma : « Réponse de la culture de la carotte à l’application de la fumure organo-minéral dans les conditions climatiques de Goma », ce mémoire soutenu par l’étudiant John Tsongo Thavugha.

L’environnementaliste John Tsongo Thavugha a présenté et défendu avec brio son mémoire de fin d’études dans le domaine des sciences agronomiques et environnement en filière de production végétale, Samedi 30 août 2025, à Goma, ville du Nord-Kivu. Cet étudiant finaliste de l’Université des martyrs du Congo (UNIM RDC), campus Laurent Désiré Kabila, a abordé avec pertinence son travail de recherche ayant pour sujet ‹‹ Réponse de la culture de la carotte (Daucus carota) à l’application de la fumure organo-minéral (DAP, Urée et déchets ménagers) dans les conditions climatiques de Goma ››, devant les membres du jury et familiers et invités.

L’impétrant John Tsongo a su démontrer sa maîtrise du sujet et sa capacité à produire une réflexion critique et innovante sur la culture de la carotte qui reste peu exploitée en République démocratique du Congo, notamment dans la ville de Goma en province du Nord-Kivu. Dans cette ville, les rendements liés à cette culture sont faibles et dépendent largement des importations alors qu’une fois pratiquée par les communautés agricoles locales, les producteurs peuvent accroître leurs revenus, assurer la sécurité alimentaire et promouvoir une agriculture plus durable.

Selon l’étudiant, la ville de Goma étant une consommatrice par excellence de la carotte en mode salade dans les fêtes qui ne s’y tarissent pas, se trouve dans ce travail, favorisée, car en soit, l’étude incarne la magie de la surproduction de ce légume-racine, véritable trésor nutritionnel.Dans ce mémoire, le chercheur, en favorisant les déchets ménagers à travers le compostage, propose également une alternative de gestion des déchets urbains, tout en améliorant la fertilité des sols. Il a par contre révélé qu’avec la carotte, il est possible de produire le biogaz.

La carotte est un légume qui est beaucoup plus prisé dans la région, partant même de sa composition chimique et de sa valeur nutritive mais aussi de ses facultés sanitaires. Ça, ça fait qu’il y ait beaucoup plus de monde qui apprécie la carotte et ça apparaît sur tous les plats, notamment les salades de fêtes. La carotte tient les économies, donc elle influence beaucoup le panier de la ménagère. Vous allez voir des mamans transportant des bassins de carotte, ça permet à ses mamans de se faire une santé financière dans sans leurs ménages et de subvenir aux besoins de leur famille. Alors il y’a donc des mamans qui, uniquement dépendent de la carotte et font leurs vies dans des contextes où la plupart des papas leurs boulots ont été stoppés, les milieux dans lesquels ils travaillaient sont insécurisés, etc., a démontré John Tsongo Thavugha.

La soutenance du mémoire de John Tsongo s’est déroulée dans une atmosphère studieuse et respectueuse permettant au candidat de répondre avec assurance aux questions du jury en justifiant clairement ses choix théoriques et pratiques. Une raison pour laquelle, le jury, présidé par le Chef des Travaux Gigalagamba Lemba Thomas a salué la qualité du travail présenté, soulignant sa pertinence, la solide argumentation, la richesse des données, etc. Il lui a également adressé des vives félicitations pour cette étape franchie avec succès et l’ont appelé à valoriser les acquis de sa recherche scientifique dans les communautés afin de donner un sens pratique à ce prestigieux à ce travail.

Outre son statut d’étudiant, qui se termine à l’issue de cette activité académique, John Tsongo Thavugha est Journaliste-écrivain scientifique. Il est intéressé des questions de science, de santé et de l’environnement. John Tsongo Thavugha est aussi cofondateur de la Radio Panafricaine.

Ghislain Siwako

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