IBTP-Butembo : le REDHO invite le ministère de l’ESU à lever sa mesure de suspension des activités académiques en faveur de mille 600 étudiants cloués à la maison.

Après au moins deux moins de suspension jusqu’à nouvel ordre des activités académiques à l’Institut des Bâtiments et Travaux Publics, IBTP-Butembo, le Réseau pour les Droits de l’Homme, REDHO, présente la nécessité pour le ministère de l’enseignement Supérieur et Universitaire, ESU, de lever sa mesure. L’organisation de défense des droits humains estime que répondre positivement à ce plaidoyer est une urgence pour mettre fin aux préjudices énormes causées à la suite de cette suspension.

Dans un communiqué de presse signé et rendu public depuis le 13 Janvier 2025, le REDHO a déclaré avoir été alerté par les parents d’étudiants et certains enseignants de l’IBTP-Butembo affirmant qu’ils endurent des dommages regrettables à cause de la suspension de toutes les activités au sein de cet établissement de l’ESU. Ce, après que, en date du 15 Novembre 2024, la Ministre d’Etat, Ministre de l’ESU a interdit toutes les activités académiques sur place et cela à cause du conflit déclenché entre le comité de gestion et le corps académique de l’IBTP-Butembo. Sans citer en détails les préjudices dont il fait alerte, le REDHO rappelle, pourtant, que le ministère de l’ESU avait dépêché à Butembo une commission d’enquêtes pour évaluation du dossier afin d’une solution durable. Malheureusement, une solution durable qui traîne à être trouvée, se désole le REDHO analysant que, dans cette affaire, plusieurs personnes seraient innocentes, dont environs mille 600 étudiants, dont le parcours académique traîne à se clôture, au détriment également, affirme le REDHO, des frais académiques déjà payés par les parents.

Vu que le ministère de l’ESU est compétent à décanter rapidement cette crise à l’IBTP Butembo, le REDHO l’invite à lever la suspension des activités et par conséquent permettre aux étudiants de suivre cours. Au même moment, le ministère devrait accélérer ses enquêtes en vue d’apporter une solution au conflit existant entre le Comité de gestion et le Corps professoral et faire régner une paix durable à l’IBTP-Butembo, recommande l’organisation.

En rappel, en plusieurs reprises, les activités académiques ont chômé dans cette institution publique. A la base, une mégestion dénoncée par des enseignants, des ouvriers, voire des étudiants de cette école. Les dénonciateurs ont quelques fois manifesté dans la rue et devant les instances compétentes locales en vue d’intervenir pour une solution, mais en vain. En conséquence de quoi, la ministre de l’ESU en République Démocratique du Congo, RDC, avait définitivement décidé de la suspension de toutes les activités à l’IBTP-Butembo jusqu’à nouvel ordre, en attendant qu’une commission d’enquête comprenne le problème et, que de l’issue de l’évaluation du dossier ressortent des solutions durables.

Patrick Kalungwana

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