
Le centre de traitement Ebola de Nyankunde, situé dans le territoire d’Irumu, en province de l’Ituri, a été détruit par un incendie dans la soirée du mardi, à la suite d’une série d’événements violents ayant provoqué une vive tension au sein de la population.
Selon les premières informations recueillies, les violences ont éclaté après le décès d’une femme enceinte admise dans cette structure sanitaire. Dans un contexte déjà marqué par une forte émotion, un milicien présumé du groupe armé FPIC (Force patriotique et intégrationniste du Congo) aurait été abattu par un militaire des FARDC affecté à la sécurité du centre. Les circonstances exactes de cette fusillade n’ont pas encore été officiellement établies.
Peu après ces événements, des individus en colère ont pris pour cible le centre de traitement Ebola, qui a été incendié. Les flammes ont entièrement ravagé les installations, compromettant la prise en charge des patients et les efforts de riposte contre l’épidémie dans cette partie de l’Ituri.
À ce stade, le sort des malades qui étaient hospitalisés dans le centre demeure incertain. Aucune communication officielle n’a encore permis de préciser s’ils ont été évacués à temps, s’ils ont été transférés vers d’autres structures de santé ou si des victimes supplémentaires sont à déplorer.
Cet incident intervient alors que la province de l’Ituri fait face à une nouvelle résurgence de la maladie à virus Ebola, nécessitant une mobilisation importante des autorités sanitaires et de leurs partenaires.
Les autorités locales, les services de sécurité et les responsables de la riposte sont attendus pour faire toute la lumière sur les circonstances de ces événements et rassurer la population quant à la continuité de la prise en charge des personnes affectées.
Une enquête devrait être ouverte afin d’établir les responsabilités dans cette succession de faits tragiques qui risque de fragiliser davantage la lutte contre Ebola dans la région.
Rédaction