
Les autorités congolaises ont officiellement déclaré, ce vendredi 15 mai 2026, une épidémie de virus Ebola dans la province de l’Ituri, à l’est de la RDC. Selon les premiers éléments, le virus circulerait depuis près de six semaines avant d’être identifié, laissant derrière lui un bilan déjà préoccupant.
À ce jour, 246 cas suspects ont été signalés, dont 65 décès, principalement dans les zones de santé de Mongbwalu et Rwampara. Quatre de ces décès ont été confirmés en laboratoire, précise le ministère de la Santé.
Les premiers malades avaient été confondus avec d’autres infections : fièvre, maux de tête et vomissements étaient les principaux symptômes. Plusieurs tests réalisés sur place avaient d’abord écarté Ebola zaïre, la dengue, le rotavirus, le choléra, le paludisme, la peste, le mpox et le Covid-19. Ce n’est qu’après analyse à l’Institut National de Recherche Biomédicale que 13 échantillons sur 20 se sont révélés positifs au virus Ebola. Les premiers indices suggèrent qu’il ne s’agirait pas de la souche zaïre, la plus meurtrière, mais d’un autre ebolavirus encore à identifier précisément.Cette flambée survient dans une région déjà fragilisée par les violences armées et l’insécurité, ce qui complique la surveillance sanitaire et l’accès aux soins.
Des cas suspects ont également été signalés jusqu’à Bunia, laissant craindre une extension de l’épidémie. « La détection tardive de cette épidémie accroît le risque de propagation dans les ménages, les centres de santé et les zones de déplacement des populations », avertissent les autorités. La RDC venait à peine de sortir de sa 16ᵉ épidémie d’Ebola, déclarée terminée en décembre 2025 après 42 jours sans nouveau cas.
La situation reste sous haute surveillance, alors que les équipes sanitaires s’activent pour confirmer la souche exacte et renforcer la riposte dans cette province déjà éprouvée.
Rédaction