Lubero: Près d’une semaine sans activités scolaires à Kyanganda

Différentes écoles tant primaires que secondaires de Kyanganda ne fonctionnent presque plus depuis Lundi 16 Décembre 2024. Kyanganda est une entité située en groupement Manzia, chefferie de Baswagha dans le territoire de Lubero. A la base de cette paralysie d’activités scolaires, une rumeur faisant état de la circulation libre des combattants présumés de l’Allied Démocratic Forces, ADF, à Maseme et Musyola, des villages riverains de Kyanganda.

Les apprenants des établissements primaires et secondaires restent à la maison sur ordre de leurs parents qui craignent pour leur sécurité alors que les enseignants tournent le pouce dans des salles de classes, depuis Lundi. La situation inquiète les chefs d’établissements qui craignent la perturbation du calendrier scolaire sur place. Ces responsables scolaires invitent les parents à envoyer leurs enfants à l’école. Au même moment, ils plaident pour l’installation d’une position militaire à Kyanganda en vue de sécuriser la population, mais surtout les activités scolaires.

« La résistance des apprenants à aller au cours serait causée par une situation qui s’est passé ici. On avait tué un parent et deux élèves de l’Institut Someya. Gérer les enseignants devient difficile parce que ce sont les parents qui facilitent qu’on les paie. Le mot que j’adresse, c’est de demander aussi aux autorités de rassurer la communauté afin que les activités scolaires recouvrent leur cours normal” , a indiqué, à nos soins, le prefet de l’institut Someya, ce Jeudi 19 Décembre 2024. Ce chef d’établissement regrette, par ailleurs, que depuis que Kyanganda a connu une incursion ADF, le 21 Juin 2024, les écoles de la place n’ont plus d’effectifs considérables des apprenants. Ce jour là, les assaillants avaient massacré plus de 20 civils et incendiés des maisons d’habitation et de commerce.

Conséquences, il y a méfiance face à la scolarisation des enfants. Et depuis ce drame, Kyanganda n’a aucune position militaire, ni un poste de police nationale congolaise, se désole-t-il. D’où son SOS pour la sécurité des personnes et de leurs biens.

Correspondant

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