
Le Gouverneur du Nord-Kivu a tenu un Conseil provincial de sécurité extraordinaire, ce Jeudi 08 Janvier 2026 à Butembo. C’était dans un local aménagé à la Mairie locale. Des échanges autour de la situation sécuritaire avec les Forces vives de Lubero-centre ont été l’intermède, ce même jour, au Conseil provincial de sécurité. A l’issue de toutes les discutions, des dispositions sécuritaires ont été prise pour réduire des incidents sécuritaires, notamment à Butembo et Lubero.
Les administrateurs de Beni et Lubero, les Maires de Beni et Butembo, les bourgmestres de ces différentes entités, les Chefs des services spécialisés tels de renseignements et de justice et les couches de la Société civile du Grand-Nord ont communié au Conseil extraordinaire de sécurité tenu à Butembo par le Gouverneur du Nord-Kivu. Aucune communication essentielle n’a été faite à l’issue de cette rencontre. Mais le porte-parole du Général-major Evariste Kakule Somo a confié à la presse qu’au cours des échanges, le Chef de l’exécutif provincial a reçu les doléances de la population au sujet de la question sécuritaire. « Les dispositions ont été prises pour minimiser la crise sécuritaire », a communiqué le Lieutenant Marc Elongo. Cette source a indiqué que le Gouverneur va poursuivre son séjour à Butembo pour suivre les questions sécuritaires de Butembo et Lubero.
Un Conseil provincial de sécurité avec comme intermède un tête-à-tête « Gouverneur-Société civile de Lubero-centre »

Le Gouverneur du Nord-Kivu a conféré, ce même jour avec les animateurs de la Société civile, Forces vives, de la commune de Lubero, Chef-lieu du territoire de Lubero. La rencontre a vécu aussi à la mairie de Butembo. Elle visait d’étudier des voies et moyens d’assoir la sécurité dans cette municipalité qui a connu, depuis le dernier trimestre de 2025, des incidents sécuritaires. A l’issue de la rencontre, le Président des Forces vives de Lubero a restitué à la presse que l’autorité provinciale a promis de répondre aux désidératas de la communauté pour la paix et la sécurité.
Contexte de la rencontre
Face à une situation d’insécurité généralisée, avec 5 cas d’assassinats et autres exactions enregistrés depuis octobre 2025 dont les présumés auteurs sont des hommes porteurs d’armes, assimilés aux éléments des FARDC et Wazalendu, les Forces vives de Lubero ont lancé un SOS, il y a 48 heures. Un SOS qui a été adressé au Gouverneur du Nord-Kivu au travers d’une journée sans activité Mercredi 07 Janvier et d’un mémorandum émis depuis Mardi 06 Janvier 2026. La note de plaidoyers de la structure citoyenne de la municipalité de Lubero mentionnait la prise en charge, par l’Etat, des dépenses funéraires et des ayants droit des victimes, l’interpellation de l’Administrateur militaire, du Bourgmestre intérimaire de Lubero et de l’ensemble du comité de sécurité pour abandon de leurs responsabilités face aux abus des hommes armés. Faute de réponses à ces désidératas, la menace de la structure citoyenne était de sécher les activités socio-économiques.
Issue du tête-à-tête « Gouverneur-Société civile de Lubero-centre »
Au sortir de la réunion, les Forces vives disent avoir reçu des réponses théoriques de Générale Evariste Kakule Somo. Elles attendent la matérialisation incessante des résolutions, notamment sur la question de démilitarisation de la commune et du cantonnement des soldats dans leurcamps respectifs, ainsi que le délogement du camp Wazalendu « Kasindiens » du quartier Vukano, a rapporté Jackson Mumbere Wahalwire, Président des Forces vives de Lubero-centre.
« Nous revenons des échanges, le Cœur satisfait. Il a promis envoyé une équipe sur le terrain pour s’imprégner de la situation, parce que certains éléments lui échappaient. Il vient de prendre d’autres décisions sur place. Il vient de désigner une équipe qui va descendre sur le terrain, d’ici, quelques heures, pour s’imprégner d’avantage de la situation, une équipe qui devra lui donner rapport. Nous avons demandé que la Commune de Lubero soit démilitarisée. Lui a répondu que tous les militaires qui vivent avec des civils, qui vivent dans des mêmes maisons avec des civils vont d’ici là rejoindre leurs camp respectif. Et les Wazalendu qui sont dans la commune de Lubero vont d’ici là sortir de la commune pour aller être cantonnés à Mayiba, comme nous l’a promis le Gouverneur de province », a restitué le représentant de la commune de Lubero.
L’invitation du Gouverneur à conférer avec la société civile de Lubero a motivé, la suspension des journées ville morte, à Lubero-centre, depuis Mercredi 07 Janvier. Après la rencontre de ce jeudi, les Forces vives annonce pour ce Vendredi, l’inhumation du corps de leur concitoyen Mumbere Kamate Jonathan, une des dernières victimes des incidents sécuritaires au Chef-lieu du Lubero.
Patrick Kalungwana