
Une vive émotion a traversé la ville de Goma ce mercredi 07 Janvier 2028, lors de l’exposition publique des 22 corps des civils tués dans le récent bombardement attribué aux forces armées loyalistes dans le territoire de Masisi. Le stade de l’Unité, situé dans la commune de Karisimbi, a servi de cadre pour ce moment de recueillement collectif, marqué par la douleur, la consternation et les interrogations.
plumedukivu.net présent sur le lieux a pu constater une forte mobilisation de la population venue rendre un dernier hommage à ces victimes innocentes, tombées dans un conflit qui ne cesse de faire des ravages dans l’Est de la RDC.

Selon les informations à la possession de votre média, le bombardement meurtrier s’est produit dans une zone densément peuplée de Masisi, alors que les activités quotidiennes battaient leur plein. Des obus auraient frappé plusieurs habitations civiles, causant des pertes humaines importantes, dont femmes, enfants et personnes âgées. Les blessés, eux, sont actuellement soignés dans différentes structures médicales de fortune dans la région.

Réaction de l’AFC/M23
Face à cette tragédie, le gouvernement de l’AFC/M23, qui contrôle plusieurs localités dans le Nord-Kivu, a, dans un communiqué, rassuré les populations des territoires dits « libérés » de son engagement indéfectible à assurer leur protection contre toute menace, d’où qu’elle vienne. Le mouvement dénonce une attaque injustifiée sur des civils, tout en appelant à l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités.

Colère et appel à la paix
Sur le lieu de deuil, des cris de détresse, des larmes et des slogans dénonçant l’indifférence face à la souffrance des populations ont retenti. Certains proches des victimes ont exigé justice, tandis que d’autres ont plaidé pour un retour rapide à la paix, dénonçant la répétition de tels actes dans une région déjà meurtrie par des années de guerre.
Cette nouvelle tragédie relance une fois de plus le débat sur la protection des civils en zones de conflit, dans un contexte où la guerre semble s’éterniser au mépris de la vie humaine.
Ahadi Ibrah