
Dans une ville encore marquée par les séquelles de la guerre, le Club des Jeunes pour la Vie (CJV asbl) a organisé une séance de restitution des résultats d’une analyse de contexte sur les dynamiques de conflits et la cohésion sociale à Goma et Nyirango. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la troisième phase du projet « Autonomisation des jeunes pour la promotion de la paix, la cohésion sociale et le genre », soutenu par la GIZ/ZFD.
Une étude révélatrice sur les tensions et les opportunités de paix

Réalisée par le Professeur KASEREKA MUYISA Jean chrysostome, consultant indépendant, l’analyse a permis de mettre en lumière les perceptions communautaires, les tensions résiduelles, les mécanismes de résilience et les facteurs de non-engagement de la population dans les initiatives de paix. Ces éléments, jugés cruciaux par les organisateurs, serviront de base pour orienter les prochaines actions du CJV dans la région.

Les médias appelés à jouer un rôle clé
Pour vulgariser les résultats et renforcer le rôle des médias dans la consolidation de la paix, le CJV a convié dix journalistes locaux issus de divers organes de presse (radio, télévision, presse écrite et médias en ligne). À travers une présentation interactive, les participants ont été sensibilisés à l’importance d’une information responsable avant, pendant et après les conflits.
« Il est essentiel que les journalistes relaient des messages crédibles et bien analysés pour soutenir les efforts de cohésion sociale », a souligné le consultant lors de sa présentation.

Une satisfaction exprimée par le coordonnateur du CJV
Présent à l’événement, Me. Serge Aurel KASHAGARHIRO, coordonnateur du Club des Jeunes pour la Vie, s’est dit satisfait des résultats de l’analyse : « Notre satisfaction est grande quelque soit le taux faible d’engament parce qu’au moins la recherche nous a permis de dénicher les facteurs causales du non-engagement de la population et c’est celà qui sera notre cheval de bataille dans des activités à venir », a-t-il déclaré à plumedukivu.net.

Vers une collaboration renforcée entre médias et acteurs de paix
La séance a également permis de formuler des recommandations pour une meilleure collaboration entre les journalistes et les acteurs de paix, notamment la création d’un réseau de vérification des informations avant diffusion. Trois autorités politico-administratives ont pris part à l’événement, témoignant de l’intérêt institutionnel pour cette démarche.

Un engagement renouvelé pour une paix durable
Avec cette initiative, le CJV réaffirme son engagement à encadrer les jeunes et à promouvoir une citoyenneté responsable à travers l’éducation à la paix et la protection des droits humains. À Goma, les médias sont désormais appelés à devenir des partenaires stratégiques dans la reconstruction du tissu social post-conflit.
Ahadi Ibrah
Bon boulot