
L’incendie survenu à l’aéroport de Beni-Mavivi, Mercredi 11 Mars 2026, ne perturbe en rien les activités aéroportuaires. Les atterrissages et les décollages se poursuivent, depuis le jour même de l’incident. Assurance du Gouverneur militaire du Nord-Kivu et ses partenaires, dont la MONUSCO, qui continuent de veiller sur le déroulement de ces activités. Ce Vendredi 13 Mars 2026, l’autorité provinciale a effectué une nouvelle descente à l’aéroport de Beni-Mavivi. A son issue, elle a annoncé que le bâtiment consumé sera remplacé par un autre qui sera construit en dur.
Ce Vendredi 13 Mars 2026, le Chef de l’exécutif provincial du Nord-Kivu est encore apparu à l’aéroport de Beni-Mavivi. Selon la chambre de communication du Gouvernorat, la mission consistait à inspecter le lieu et donner des orientations à suivre, deux jours après qu’une aérogare, cet ensemble des bâtiments destinés à l’accueil des voyageurs et au traitement des dossiers, a été détruite par le feu. Bien plus, on y observe des travaux d’assainissement du lieu de drame et la poursuite des travaux de modernisation de l’infrastructure. Pendant ce temps, les agents dont les bureaux ont été vandalisés par le feu, ont aménagé provisoirement des locaux devant leur permettre de ne pas chômer le travail.
Incendie de l’aérogare, un mal nécessaire pour le fonctionnement de l’aéroport
Au cours de sa descente à l’aéroport de Beni-Mavivi, le Gouverneur militaire a annoncé que le bâtiment parti en fumée sera bientôt remplacé. L’infrastructure sera possiblement construite en dur, apprend-on, à la même occasion, de l’entourage du Général-major Somo Kakule Evariste. Le Gouvernorat, la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo, MONUSCO, et d’autres partenaires s’activent déjà pour la cause, chuchotent les sources deplumedukivu.net.
Rappel des faits
Mercredi 11 Mars 2026, aux environs de 10 heures, d’aucuns ont été surpris de constater un incendie se déclencher de l’aérogare construite en bois à l’aéroport de Beni-Mavivi. Le feu avait rapidement embrasé tous les locaux. Quelques matériels avaient été rendus en cendres. Bien autres avaient été sauvés. La MONUSCO avait vite dépêché ses véhicules anti-incendie pour anticiper la propagation du feu. Le Chef de bureau local de la MONUSCO avait déclaré à la presse « les véhicules anti-incendie sont intervenus. Les aéronefs et le dépôt de carburant ont été protégés. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine ».
Après la première observation des services compétents, la Gouverneur du Nord-Kivu avait, pour sa part, déclaré que c’était un incendie d’origine accidentel, et non un acte d’attaque. « C’est un tout petit bâtiment en bois qui avait été érigé en 2010 qui a pris feu. Les enquêtes sont en cours pour déterminer ce qui s’est réellement passé. L’aéroport est ouvert et les activités continuent. Les activités d’atterrissage et de décollage sont en cours », avait rassuré le Général-major Somo Kakule Evariste.
L’aéroport de Beni-Mavivi, le futur aéroport international Etienne Tshisekedi Wa Mulumba

L’aéroport de Beni-Mavivi est une infrastructure en pleine construction. Les machines de la MONUSCO et celles de la Société des Services Vihumbira y sont en œuvre, depuis quelques mois, pour élargir la piste d’atterrissage jusqu’à trois kilomètres de longueur et soixante mètres de largueur. Il y est prévu aussi l’érection d’une aérogare civile et une aérogare militaire, un salon d’honneur, un salon présidentiel, une tour de contrôle aux normes internationales, un tarmac national et l’autre international. Dans ces conditions d’aéroport international, il portera alors le nom de « Etienne Tshisekedi Wa Mulumba ».
Patrick Kalungwana