
Alors que les autorités scolaires ont demandé aux parents d’envoyer leurs enfants à l’école, ce Lundi 10 février 2025, après une dizaine de jours de suspension des cours de suite de l’insécurité, l’invitation n’a pas reçu une réponse positive. Pour les parents, il n’est pas encore certain que la ville est stable pour envoyer, à nouveau, les enfants au banc de l’école. Et avec la découverte d’un engin explosif dans la cour de l’institut Saint André en commune de Karisimbi, celà ne fait qu’accroître leur peur.
Interrogés par la plumedukivu.net, ce lundi, certains parents ont dit craindre pour la sécurité de leurs enfants. De par les tractes ayant circulé et faisant allusion à une probable marche d’un groupe des personnes moins connues, il était difficile de trouver gain de cause à l’appel des autorités scolaires, ont-il justifié. D’autres, estiment qu’il est encore tôt pour inviter les enfants à l’école. Pour eux il faut que la sécurité soit d’abord bien garantie, avant tout.

De tout, les deux dits sont optimistes pour que les jours reprennent au moment opportun afin de ne pas perturber le calendrier scolaire. Même point de vue d’un chef d’établissement qui a préféré garder l’anonymat. Il indique qu’il est, lui, prêt à recevoir et encadrer les enfants dans son établissement scolaire si les parents les y envoient. «Nous demandons aux parents de nous envoyer les enfants, de ne pas se fier aux rumeurs de reseaux sociaux, plutôt de faire confiance aux autorités et de privilégier la formation des enfants pour garantir le respect du calendrier scolaire ».

En dépit, la plupart des écoles de Goma ont ouvert leurs portes malgré l’absence des enfants. Mais rien donc n’a été dispensé, leur absence ayant été effective, a-t-on constaté.
Notons que, ce même jour, ce boycott des cours a été observé dans toutes les écoles de la province éducationnelle Nord-Kivu I qui couvre la ville de Goma et les territoires de Rusthuru, Nyiragongo, Masisi et Walikale.
Ahadi ibrah