Quatre mois de règne du M23 sur la ville de Goma: Salut ou cauchemar pour la population? Voici l’appréhension d’un analyste civile.

Le M23 a pris le contrôle de Goma, alors Chef-lieu de la province du Nord-kivu, en fin Décembre 2024. Le mouvement insurrectionnel a commencé à y installer ses éléments dans des services et bureaux de l’Etat. Au moins 4 mois après, l’observation d’aucuns citoyens dénote que les conditions de vie sont devenues précaires à l’ère du M23-AFC. Une perception également faite par Léon Mbeba Ngubiri, des forces vives locales.

En appréciant l’activisme du M23 depuis son installation à Goma, ce leader d’opinion et activiste de la Société civile noyau de Goma a fait savoir que la situation sur le plan économique, sécuritaire n’est pas encore bien maîtrisée par les nouveaux occupants. Selon lui, c’est la population qui en paie le prix lourd au nom de la protection des intérêts égoïste des politiciens.

 » Le gouvernement congolais devrait chercher une solution définitive à ce problème qui ronge cette partie du pays depuis des décennies que de se distraire à appliquer les même méthodes qui ont prouvés leur défaillance depuis des décennies », a-t-il fait savoir, avant de démontrer les problèmes qui affaiblissent les efforts du Gouvernement pour tenter de pallier la crise.« Tout d’abord, il n’y a pas de volonté de la part du Gouvernement pour trouver la solution. Nous sommes face à un gouvernement commerçant, qui négocie les marchés de vente des minerais aux sociétés multinationales que de s’investir dans la recherche et la construction de paix », dit-il, en citant le Congolais comme problème, le congolais qui, encore selon l’analyse, peut être solution interne et non externe du problème.

Par ailleurs, Léon Mbeba a quand même soulevé quelques points positives mais qui ne sont pas encore à la hauteur des attentes de la population.  » Nous pouvons dire qu’il y a quelques points positifs entre autres: l’ouverture de la route Goma-Kanyabayonga, une voie qui était bloquée depuis beaucoup de temps et qui ne permettait pas les échanges commerciaux entre la ville et les territoires. Il y a également les travaux communautaires, l’écoute des revendications de la communauté ».

Recommandations de l’analyste

Néanmoins nous demandons au mouvement du 23 Mars qui occupe la ville actuellement de respecter les principes humanitaires de droit de l’homme, la dignité humaine. S’ils sont réellement libérateurs qu’ils sécurisent la population. On ne peut pas être libérateur et oppresseurs au même moment.

Notons que c’est, concrètement, depuis le 27 Janvier 2025 que la ville de Goma est sous contrôle du M23/AFC.

Ahadi Ibrah

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