
La Croix-Rouge de la RDC a annoncé le meurtre de deux de ses volontaires, Byamungu Mugisho Kabuha et Mugisho Mparanya Romain, exécutés par balle le 16 juin 2026 dans le village de ⁰Kakumba, centre Musiru, territoire de Walungu, au Sud-Kivu.
Les deux humanitaires menaient une mission d’accès à l’eau potable lorsqu’ils ont été abattus par des hommes armés non identifiés. « Ils portaient l’emblème de la Croix-Rouge, symbole universel de neutralité, d’impartialité et d’assistance humanitaire », a déclaré Grégoire Mateso Mbuta Way, président national de la Croix-Rouge de la RDC. « Leur sacrifice rappelle les dangers extrêmes auxquels sont confrontés quotidiennement les travailleurs humanitaires dans l’Est de la RDC. Nos pensées vont à leurs familles et à l’ensemble du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge », dit-il.
Dans un communiqué exploité par notre rédaction centrale, l’organisation exprime sa consternation et condamne cet acte qualifié de lâche. Elle rappelle que ses volontaires agissent sous la protection du droit international humanitaire et que toute attaque contre eux constitue une violation grave.
Pour la Croix-Rouge, ce double meurtre illustre les risques encourus par les travailleurs humanitaires dans l’Est du pays. Elle exige la protection de ses équipes et le respect de son emblème, dans un contexte sécuritaire jugé « de plus en plus précaire » au Sud-Kivu.
La Croix-Rouge a pour mission de prévenir les maladies, soulager les souffrances et améliorer les conditions de vie des plus vulnérables, sans distinction de race, de religion, de sexe ou d’appartenance politique, à travers des programmes de développement, de secourisme et des secours en cas de catastrophes ou de conflits armés.
Retenez que la zone Est de la RDC est plongée dans l’insécurité d’un autre âge depuis la reprise des affrontements entre groupes rebelles étrangers et forces gouvernementales. Les Populations civiles et humanitaires y sont fréquemment ciblés par des hommes pourvus d’armes.
Lee Sadiki Kajibwami