
La Force d’auto-défense debout congolais/Armée des résistants congolais (FADCO/ARCO) revendique le contrôle de 13 localités du groupement de Kigoma, dans les Hauts-Plateaux d’Uvira. L’annonce figure dans un communiqué daté du 3 juin 2026.
Dirigés par le Général Patron Kabila Rukokoma, les éléments du mouvement disent tenir Masango, Mushojo, Rubuga, Nyaruhinga, Rudefu, Bibangwa, Kitoga, Kitembe, Rurambo, Katobo, Kitabo et Murambi.
« Ces villages restent sous notre contrôle. La situation est calme. Nos éléments y sont déployés et la population est sécurisée », assure le porte-parole, contacté ce dimanche. Selon lui, le déploiement fait dans ces juridictions vise à renforcer la sécurité et à prévenir les incursions du M23.
Bukuru Roger, porte-parole du mouvement, renseigne qu’un mouvement ennemi a été repéré samedi vers 16h à Rurambo. Il l’attribue à des rebelles du M23-AFC qui quitteraient Kaziba pour renforcer leurs éléments à Kageregere. « Le mouvement a été contraint. Rurambo reste sous notre contrôle », dit-il.

La FADCO/ARCO accuse la coalition M23-Red Tabara-Twirwaneho de semer la division. Elle dit vouloir libérer la population prise en otage et réclame l’ouverture du marché Nabuzukye, dit Nalugi.
Le communiqué, signé par Baguma Ruteranya cadre du mouvement armé, contient une mise en garde : « la communauté qui va continuer à soutenir les agresseurs sera considérée comme membre des rebelles et devront se rendre tous au Rwanda ».
Le mouvement dénonce aussi des violations à Kageregere, où les habitants seraient privés d’accès au marché, à l’hôpital et les enfants à l’école, dans des zones qu’il présente comme tenues par le M23.
Le porte-parole appelle la population à la vigilance et à signaler tout mouvement suspect, estimant que «l’ennemi utilise la population pour se renseigner.»
Il réaffirme la détermination du groupe à sauvegarder l’intégrité territoriale tout en dénonçant des conditions de travail difficiles. La FADCO/ARCO demande au gouvernement de continuer son soutien.
Le document précise que les habitants de Kigoma, vivant d’agriculture, d’élevage et de petit commerce, auraient exprimé leur appréciation des efforts de protection.
Pendant ce temps, aucune source indépendante, militaire ou administrative qui a déjà confirmé le contrôle effectif de ces villages par la FADCO/ARCO.
La situation sécuritaire instable au Sud-Kivu aggrave la crise humanitaire dans plusieurs localités. les combats se poursuivent dans cette région de l’Est de la République Démocratique du Congo.
Rédaction