
Une présence armée du M23 est signalée à Minova, depuis le matin de ce Mardi 21 Janvier 2025. Minova est une localité montagneuse au bord du Lac Kivu, dans le Sud-Kivu, à près de 50 kilomètres au Sud-est de Goma.
Minova est ainsi assailli par le mouvement rebelle du M23 et alliés après d’intenses combats qui les ont opposés aux FARDC soutenues par les patriotes Wazalendo. Face à cette menace surprise, le camp loyaliste de la RDC s’est retiré de Minova pour s’installer dans les périphéries et ainsi prévenir les habitants des dégâts collatéraux, du moins des pertes en vie humaine. Une autre conséquences, selon des sources civiles sur place, c’est que la population de Minova s’est déplacée pour prendre asile dans d’autres entités supposées être en sécurité. Ces sources affirment que des affrontements auraient commencé, la nuit dernière, du fait que des coups de feu ont été audibles toute cette nuit. Par contre, une frange de la population sans moyens de quitter Minova est obligée de cohabiter avec les rebelles, témoignent les mêmes sources, se désolant déjà du traitement non ordinaire que leur imposent les imposteurs, même si, ajoutent nos soins, les éléments du M23 promettent paix et sécurité pour bientôt.
Pendant ce temps, c’est l’armée loyaliste et les résistants Wazalendo qui se réorganisent pour reconquérir Minova, tel qu’il a été le cas dans plusieurs entités du territoire de Masisi au Nord-Kivu, la semaine 12-19 de Janvier 2025, a rassuré une source militaire que plumedukivu.net a abordée, le matin de ce Lundi 21 Janvier 2025, sans donner plus de détails à ce sujet.
La résurgence de la mutinerie du M23 est la reprise, en novembre 2021, de l’insurrection armée du Mouvement du 23 mars (M23) au Nord-Kivu, dans le Nord-est de la République Démocratique du Congo (RDC). C’est la phase actuelle des conflits qui frappent la région du Kivu depuis plus de 20 ans. Cette rébellion a même percé le Sud du territoire de Lubero alors qu’il faisait parler de lui seulement dans le petit Nord du Nord-Kivu, dans le passé (2012-2013).
Assassinats, meurtres, pillages des ressources du pays, occupation de plusieurs entités, voilà qui figure parmi les conséquences de cette insurrection que l’état que siège ne sait pas encore éradiquer.
Ahadi Ibrah