
La Direction du Parc National des Virunga (PNVi) a brisé le silence suite à l’attaque sanglante ayant visé le quartier général du Parc National de l’Upemba, le 03 Mars 2026. C’est à travers un communiqué officiel signé le Jeudi 05 Mars 2026.
Dans ce communiqué officiel, Emmanuel Werner Marie Ghislain de Merode, Directeur Provincial de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, ICCN et chef de site du PNVi, n’a pas caché l’émotion de ses équipes.
« La Direction du Parc National des Virunga a appris avec une profonde consternation l’attaque armée perpétrée le 03 Mars 2026 contre le quartier général du Parc National de l’Upemba à Lusinga, ayant causé un lourd bilan humain et matériel », souligne ce document.
Face à cette tragédie, le PNVi a tenu à faire bloc avec ses collègues du Katanga, adressant ses condoléances aux familles de ceux qui sont tombés au front de la Biodiversité. Pour la Direction des Virunga, cet acte de violence est une agression directe contre l’avenir du pays.
« Le Parc National des Virunga condamne fermement cet acte de violence qui porte atteinte aux efforts de conservation et au travail courageux des femmes et des hommes engagés dans la protection des aires protégées de la République Démocratique du Congo».
Le communiqué rappelle que ces agents ne sont pas de simples gardiens, mais des serviteurs du bien commun.
« Leur engagement quotidien pour la préservation de notre patrimoine naturel constitue un acte de courage et de dévouement qui mérite le respect et la reconnaissance de tous ».
Le 03 Mars 2026 restera une date sombre pour la conservation en République Démocratique du Congo. L’attaque armée perpétrée contre la station de Lusinga, cœur névralgique du Parc National de l’Upemba, a provoqué une onde de choc qui a rapidement atteint le Nord-Kivu.
L’attaque avait été lancée vers 04 heures du matin, ce mardi. Bilan, cinq morts selon un communiqué de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). Des sources proches de l’ICCN attribuent cette attaque à un groupe de miliciens Maï-Maï venus des villages voisins, notamment de Kinja et Ngonga. Il s’agirait d’un nouveau groupe dont le leader n’est pas identifié.Plusieurs équipements avaient été pillés et une partie des infrastructures détruites, toujours selon l’ICCN. D’autres sources indiquent que les assaillants ont également pris d’assaut le dépôt d’armes et de munitions des gardes du parc, qu’ils ont incendié après l’avoir pillé.
Joseph Kisuki