
Une jeunesse debout, créative et unie. Le Club des Jeunes pour la Vie (CJV asbl), en partenariat avec la GIZ/ZFD, a lancé ce jeudi un programme de trois jours d’engagement pour la paix, axé sur l’expression artistique, le vivre-ensemble et la construction d’une conscience critique chez les jeunes. Une initiative qui s’inscrit dans la troisième phase du projet régional pour la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du genre.
Une première journée entre réflexion, répétitions et union artistique, la journée inaugurale s’est articulée autour de trois volets principaux : le brainstorming, le renforcement des capacités et la mise au point des équipes artistiques. Dans une ambiance à la fois studieuse et expressive, les jeunes ont d’abord participé à des ateliers de réflexion sur les causes profondes des violences et des manipulations idéologiques dans leur communauté. Ensuite, place à la création artistique collective répartis selon leurs disciplines; slam, danse, acrobatie, théâtre participatif et musique. Les participants ont entamé les répétitions sous l’œil attentif du coach artistique. Des pas de danse rythmés, des slams percutants, des figures d’acrobatie audacieuses et des chants engagés ont envahi la salle de répétition, transformée en véritable laboratoire de paix.

« C’est une mise en jambe, mais aussi une mise en conscience. L’art ici n’est pas décoratif, il est militant », confie Aly, encadreur du chantier théâtre.
Des jeunes portés par une énergie de transformation
Les participants, visiblement inspirés, n’ont pas caché leur satisfaction face à cette première journée de travail collectif. Loin des clivages ethniques, sociaux ou culturels, ils se sont découverts un langage commun : celui de l’art au service de la paix.
Safi Divine, une jeune danseuse enthousiaste, témoigne : « Je suis hyper contente de voir que nous sommes des jeunes issus de différentes tribus, et que nous nous mettons ensemble avec un seul but : faire comprendre à nos communautés qu’il est possible de vivre ensemble, même dans un monde conflictuel, peu importe nos origines ou nos différences sociales. »
D’autres jeunes partagent cet enthousiasme et se disent impatients d’arriver au dernier jour, celui de l’exposition communautaire, prévue pour le 21 septembre, à l’occasion de la Journée Internationale de la Paix. Ce sera le moment fort, où leurs créations artistiques seront présentées devant un large public, avec un message fort : la paix est possible, et elle se construit ensemble.
Goma, la jeunesse ne rêve plus la paix : elle la vit, la danse et la transmet. »
Ahadi Ibrah