
À moins de 24 heures de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu récemment signé entre les parties en conflit dans l’Est de la République Démocratique du Congo, la mine de Twangiza, située dans la province du Sud-Kivu, a été la cible d’un bombardement dont les origines restent floues. Cet incident survient dans un contexte déjà tendu, alors que l’espoir d’un retour au calme semblait se profiler à l’horizon.
Le mouvement rebelle AFC/M23, à travers un communiqué publié dans les heures qui ont suivi l’attaque, accuse les Forces armées de la RDC (FARDC) d’être à l’origine de ce qu’il qualifie de « provocation délibérée ». Selon ce groupe politico-militaire, cette frappe constitue une violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu, signé récemment et qui devait entrer en vigueur dans les prochaines heures.

« C’est une atteinte grave à la bonne foi des négociations de paix. Cet acte sabote tous les efforts en cours pour un retour à la stabilité », déplore le porte-parole de l’AFC/M23 dans sa déclaration.
Du côté du gouvernement congolais, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée au moment de la publication de cet article. Les autorités militaires et civiles n’ont ni confirmé, ni infirmé les allégations portées contre les FARDC, entretenant ainsi un flou qui alimente diverses spéculations.
La mine de Twangiza, exploitée par Twangiza Mining Company, est l’un des sites miniers majeurs de la région. Anciennement détenue par une entreprise canadienne, elle a été rachetée par un consortium chinois et constitue aujourd’hui un pilier économique stratégique pour le Sud-Kivu. Ce site fait régulièrement l’objet d’enjeux géostratégiques dans le conflit qui secoue l’est du pays.
Alors que les acteurs internationaux appellent à la retenue et à la mise en œuvre immédiate du cessez-le-feu, cet événement vient jeter une ombre sur les perspectives de paix durable dans la région.
Ahadi Ibrah