BUTEMBO : La pénurie d’eau à Bulengera expose les jeunes filles à de graves risques d’insécurité

La pénurie d’eau potable qui frappe actuellement la commune de Bulengera, dans la ville de Butembo, suscite de vives inquiétudes au sein de la population. Face à la rareté de cette ressource essentielle, de nombreuses jeunes filles sont contraintes de parcourir de longues distances et d’attendre de longues heures aux points d’approvisionnement, souvent tard dans la nuit ou aux premières heures du matin.

Selon plusieurs habitants, certaines jeunes filles ne regagnent leurs domiciles qu’à 22 heures, 23 heures, voire après minuit, après avoir passé plusieurs heures à la recherche d’eau. D’autres se réveillent en pleine nuit pour tenter d’accéder aux rares sources encore opérationnelles.

La société civile de Bulengera a tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences sécuritaires de cette situation. Elle estime que les jeunes filles sont particulièrement exposées aux agressions physiques, aux violences sexuelles ainsi qu’à d’autres formes d’insécurité en circulant à des heures inhabituelles.

« Cette situation constitue un véritable danger pour nos enfants. Chaque nuit, des filles quittent leurs maisons à la recherche d’eau, au risque de rencontrer des personnes mal intentionnées », déplore John Kameta, président de la société civile de Bulengera.

Au-delà de la question sécuritaire, cette crise affecte également les conditions de vie des ménages, déjà confrontés à plusieurs difficultés liées à la sécheresse qui sévit dans la région.

Face à cette situation, la société civile appelle les autorités compétentes ainsi que les services chargés de la distribution d’eau à prendre des mesures urgentes afin d’améliorer l’approvisionnement en eau potable dans la commune. Elle invite également les partenaires humanitaires à soutenir les efforts visant à garantir l’accès à cette ressource vitale pour les habitants de Bulengera.

En attendant une solution durable, les habitants espèrent que des actions rapides seront engagées pour éviter que cette crise d’eau ne se transforme en crise sécuritaire et humanitaire plus grave.

Hermaine Kasienene

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *