Butembo : processus d’obtention du passeport biométrique, le Maire interdit le trafic d’influence, la corruption et d’autres antivaleurs

Début effectif, ce Mardi 09 Décembre 2025, des opérations de capture du passeport biométrique à Butembo. Ces opérations se déroulent dans quelques locaux aménagés à la Mairie local constituant ainsi le Centre de capture à Butembo. Une équipe technique missionnée par le ministère des affaires étrangères est, d’ailleurs, arrivée dans la ville Mardi 08 Décembre 2025, pour répondre honnêtement à ce besoin exprimé par plus d’un citoyen, depuis belle lurette.

L’autorité urbaine a lancé les opérations de capture biométrique au balcon du premier étage Ouest du bâtiment administratif de l’hôtel de ville. C’était aux côtés de Anselme Ponge, Chef de centre, et en face des centaines de requérants : enfants, jeunes et vieux. Les cérémonies de ce premier jour ont été d’un engouement inédit dans les enceintes de la maison urbaine. Le Commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly-Roger a introduit que seules les personnes déjà enregistrées et dont les noms seront publiés seront soumises à la capture biométrique. Après quoi, il a rassuré du strict respect des règles, notamment l’interdiction du trafic d’influence et de la corruption dans ces opérations. Il répondait ainsi aux racontars sur les antivaleurs autour du processus d’obtention du passeport biométrique.

« Moi, Maire de la ville de Butembo, je ne vous ai rien demandé. Quand vous vous êtes fait identifier, je n’étais ni de loin, ni de près dans ça. Seulement, j’ai donné le feu vert pour que les opérations se passent ici à la Mairie. Et si nous avons souhaité que ça se passe ici, c’est pour éviter toute forme de désordre ». A son intervention, le Chef de centre de capture juste appelé tout le monde se reconnaissant déjà identifié et au terme des formalités à se présenter au centre le plus vite possible. Pour Anselme Ponge, l’équipe ne trainera pas à Butembo.

« Certains qui se sont fait enregistrer à Beni, comme ceux qui l’ont fait à Butembo, tous seront capturés. Nous n’avons pas beaucoup de temps. C’est pourquoi, nous demandons à toute personne déjà identifiée à se présenter au centre de capture. Nous n’avons pas besoin d’absent. Sinon, vous risquerez de nous suivre encore à Beni ou à Kinshasa. Communiquez-le entre vous. Il y aura des listes sur lesquels les noms de tout le monde seront affichés. La capture, c’est votre droit ».

Quelques minutes après les opérations ont commencé. Le Père Ciza Mitima Jules-Bob est passé à la salle de capture le premier. 5 minutes ont suffi afin passer toutes les étapes. Il en témoigne.

« On tapait sur la liste qu’on a déjà établie. Tu entres dans la salle de capture. On te présente la chaise. Tu t’assoies. Et puis on vérifie tes documents sont en ordre. Le QR code, s’il y a tous les éléments dedans. Après, le technicien procède à la capture. En tout cas, c’est une opération qui dure au maximum 5 minutes. La façon de faire de l’équipe, tout est encore excellent, à ce début. Je n’ai pas assisté au trafic d’influence ».

Occasion pour lui et plusieurs nécessiteux du passeport de plaider pour l’installation permanente d’un bureau de capture à Butembo.« Ça nous épargne de plusieurs déplacements pour Kinshasa par exemple et de plusieurs tracasseries. Le passeport un document qui facilite le voyage sans beaucoup de problèmes, dans plusieurs pays », reconnaissent les requérants.

Notons que pour arriver à la capture, le demandeur du passeport franchi différentes étapes: D’abord l’information sur le processus via le réseau social. Par ce canal, il reçoit un numéro d’impôt. Il s’en suit l’enregistrement au site de passeport du gouvernement. Un document est en retour envoyé permettant d’être enregistré. Puis le bureau de l’ANR (Agence nationale de renseignement) reçoit le document du demandeur pour identification en attendant le programme de capture. Le tout pour un coût total d’au moins 100 dollars américains, selon le témoignage de plusieurs requérants. Entre temps les identifications se poursuivent. Mais l’équipe technique ne détermine pas jusqu’à quand elle pourra travailler à Butembo. La ville de Beni a déjà vécu des opérations similaires.

Patrick Kalungwana

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