
La dégradation de la situation sécuritaire dans la commune de Lubero, Chef-lieu du territoire de Lubero lèse les habitants de cette municipalité. Ils dénoncent, notamment, plusieurs cas successifs de meurtres et assassinats. A l’issue de l’évaluation sécuritaire, Mardi 06 Janvier 2026, les représentants de ces habitants, réunis au sein du noyau local de la Société civile Forces vives, ont formulé plusieurs recommandations en vue de recouvrer la quiétude communautaire. En pressant les autorités à réaliser cet objectif, les Forces vives de Lubero mobilisent à des journées sans activités, dès ce Mercredi.
La rencontre ayant tablé sur la situation sécuritaire a vécu en commune de Lubero même. A l’entame, la Société civile a dénoncé des cas de meurtres qui se sont récemment succédé. Dans un mémorandum ressorti de cette rencontre et dont plumedukivu.net a reçu copie, la structure citoyenne cite le meurtre de Mumbere Kamate Jonathan. Ce père de famille a été retrouvé sans vie Lundi 05 Janvier 2026 au quartier du 30 Juin, près du camp militaire des FARDC. Cette victime avait été touchée par balle. Quelques jours avant, soit Vendredi 02 Janvier 2026, Mumbere Maliro, un autre père de famille est mort de ses blessures à l’hôpital après qu’il a été torturé en cellule Vwakena, au quartier Mulo. Trois autres cas d’assassinats ont été enregistrés le dernier trimestre de 2025, selon le bilan dressé, sans exhaustivité, par les Forces vives de Lubero, Mercredi.
Outre assassinats et meurtres, la structure citoyenne de la municipalité de Lubero déplore également de multiples cas de tracasseries, l’extorsion des biens, des intimidations, des violences sexuelles, abattages illicites des arbres des particuliers et sur la route, le vol des bétails et des barrières illégales. Des faits imputés aux éléments des Forces Armées de République Démocratique du Congo, FARDC et à leurs béquilles, les Wazalendu.
« Nous sommes face à une situation d’insécurité généralisée, avec 5 cas d’assassinat enregistrés depuis octobre 2025 dont les présumés auteurs sont des hommes porteurs d’armes. Des militaires FARDC incontrôlés et certains Wazalendu se livrent au meurtre des civils, pillages et extorsion, viol et vol », a déclaré Jackson Vahalwire, président de la société civile noyau de Lubero.
Ce qui choque encore les Forces vices, c’est que, « malgré ces incidents graves, l’autorité locale, donc le bourgmestre local, et l’administrateur militaire de Lubero, ainsi que leur comité de sécurité en font fi et n’ont jamais fait un communiqué y relatif ».
Pour ces causes, les Forces vives communiquent quelques exigences pouvant aider les autorités de droit à éradiquer toute forme d’insécurité. C’est entre autres, la prise en charge, par l’Etat, des dépenses funéraires et des ayants droit des victimes, l’interpellation de l’Administrateur militaire, du Bourgmestre intérimaire de Lubero et de l’ensemble du comité de sécurité pour abandon de leurs responsabilités, l’organisation des audiences foraines pour condamner les auteurs des cas d’insécurité. De quoi, la population demande, d’ailleurs, l’implantation, dans 72 heures, du parquet de l’auditorat militaire dans la Commune de Lubero. La société civile voudrait également voir, dans 72 heures, la démilitarisation de la commune et le cantonnement des soldats dans leurs camps respectifs, ainsi que le délogement du camp Wazalendu « Kasindiens » positionné à Muvale dans le quartier Vukano. Un autre moratoire consiste en la permutation régulière des unités militaires ayant passé beaucoup de temps dans la zone.
Pour faire la pression, les Forces vives de Lubero appellent, dès ce Mercredi 07 Janvier 2026, la population à sécher toute les activités socio-économiques et scolaires jusqu’à l’obtention de gain de cause aux désidératas exprimés. Bien plus, elles avertissent que le corps de Sieur Mumbere Jonathan Kamate retrouvé inerte Lundi 05 Janvier 2026 sera mis en terre après les exigences présentées seront de pratique.
Conséquence, plumedukivu.net constate une inactivité socio-économique et scolaire, depuis le matin de ce Mercredi en Commune de Lubero, chef-lieu du territoire de Lubero dans la province du Nord-Kivu, dans la partie sous contrôle de la gouvernance loyaliste.
George Makeuka et Patrick Kalungwana