
Deux semaines après la suspension de la navigation et des trafics lacustres sur le lac Kivu, de suite des troubles relatifs à l’entrée du M23-RDF-AFC à Goma, Chef-lieu du Nord-Kivu, la navigation et des activités connexes ont repris leur cours normal, depuis le matin de ce Mardi 18 Fevrier 2025. Cette mesure concerne uniquement les bateaux et non les pirogue, pour une navigation diurne dans un premier temps et non nocturnes. Ainsi, en ont décidé les autorités du mouvement politico-militaire qui règne en maître à Goma, depuis que le Gouverneur militaire du pouvoir de Kinshasa s’est installé provisoirement à Beni, pour des raisons sécuritaires. Selon un document faisant mention de l’annonce de la reprise de la navigation, c’est pour permettre à la population de recouvrer sa communication avec Bukavu et d’autres entités entre le Nord et le Sud-Kivu.
Le premier bateau de cette reprise a flotté sur le lac Kivu, ce Mardi 18 février 2025. Le bateau Emmanuel 1 est parti de Bukavu pour Goma. Aux ports des chefs-lieux de deux provinces, des armateurs se sont réactivés en vue de redémarrer tout ce qui s’était déjà arrêté.
Les usagers lacustres saluent, ainsi, cette mesure. Ils estiment que cela va leur apporter une solution à la non-communication entre Bukavu et Goma, via le lac. «Au delà de la communication entre les deux ville, beaucoup des familles vivent grâce aux ports. Bien plus, plusieurs familles étaient déjà bloquées à Bukavu alors que les activités scolaires ont repris ici à Goma. Les enfants en déplacement devront regagner l’école», se sont enthousiasmé quelques parents.
Ces sources demandent aux autorités compétentes de s’investir également pour la réouverture des banques et sociétés de microfinance, qui gardent jusqu’aujourd’hui, leurs portes fermées sur ordre de leur hiérarchie, depuis l’entrée du M23-RDF-AFC à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.
Rappel, c’est en fin Décembre 2024 que les hommes du M23-RDF-AFC se sont emparé de la ville touristique de la RDC. Sa présence tumultueuse dans cette ville avait occasionné la paralysie de toutes les activités, du moins celles qui sont socio-économiques. Actuellement, le mouvement a instauré son administration au niveau local.
Ahadi Ibrah