
Il y a un an, jour pour jour, la ville de Goma, Chef-lieu ordinaire de la province, tombait aux mains de l’AFC-M23, plongeant la population dans un chaos humain et socio-économique. plumedukivu.net a abordé les habitants pour évaluer la situation générale vécue dans cette ville touristique, depuis qu’elle est sous le joug de l’AFC/M23
Point positif : une sécurité améliorée
Selon des témoignages recueillis sur place, la sécurité s’est améliorée sous l’occupation de l’AFC-M23. Margine, vendeuse de Sambaza à Kituku, déclare : « Du point de vue sécurité, ils se sont efforcé. On dort paisiblement et on se réveille sans problème. »
«La ville est devenue très propre. Nous qui habitons les quartiers sans trop des mouvements, on se réveillait avec des colis d’ordures déposés devant nos portails, mais actuellement, comme on n’a exigé le payement de la taxe d’assainissement à chaque habitation, les gens déposent les saletés devant leur portes et les services d’assainissement passent pour ramasser ces immondices dans chaque quartier», a fait savoir un habitant de Himbi

Pour un autre gomatracien, «Il n’y a plus des enfants de la rue appelés communément « Maybobo » qui étaient à l’origine des beaucoup de cas d’insécurité dans la ville»
Des difficultés économiques et sociales
En outre, à côté de ce qu’on peut louer à cette ère de l’AFC/M23 à Goma, il y a des appréhensions choquantes, selon nos sources.
C’est dans ce cadre que Margine ajoute : « Ce que nous déplorons, c’est la surtaxation. On se demande si les chefs au haut niveau sont au courant de ce que nous subissons. Qu’ils nous aident vraiment. »
Un taximan moto, qui a requis l’anonymat, s’interroge : « Franchement, on se demande si nous sommes encore Congolais ou déjà sacrifiés. Comment expliquer qu’une année durant, on nous ferme des banques et l’aéroport ? En plus, beaucoup d’organisations non gouvernementales ne fonctionnent plus. Qu’ils se mettent d’accord avec le gouvernement pour cette question ou qu’ils rentrent carrément chez eux, nous souffrons terriblement. »
Manegabe Kahalyamwabo, productrice de bananes, réagit aussi : « Nous produisons des biens en quantité et en qualité à Minova, Masisi et ailleurs. Mais pour faire parvenir un régime de banane ici en ville de Goma, c’est le calvaire. Imagine, pour moi qui viens de Minova, avant d’entrer dans la botte, je dois payer entre mille 500 et 2 mille Francs congolais un régime de banane, hormis ce que moi je vais payer comme billet. Arrivée aussi à Kituku, je dois payer la taxe de l’Etat, taxe du marché, le tout entre 2 mille 500 et 3 mille Francs congolais. Voilà pourquoi la nourriture pourrit dans nos champs.
Un avenir incertain

Dans un communiqué de presse N⁰ 03 signé le 23 Janvier 2026, les Forces armées de la République Démocratique du Congo, FARDC, avaient exigés à l’AFC-M23 et ses acolytes le respect des accords de Washington entre autre les résolutions de quitter les territoires sous leur occupation sans condition et dans l’immédiat et le retrait de l’armée rwandaise et ses éléments du sol Congolais. En réaction à ce communiqué les
Le mouvement AFC-M23 a déclaré: « l’AFC-M23 ne quittera aucune entité des territoires libérés ». Un ras-le-bol du mouvement contenu dans une note de mise au point du 26 Janvier 2026. De quoi les habitants de Goma et environs qualifient d’hypothétique leur avenir dans cette partie Est de RDC.
Ahadi Ibrah