8 mars à Butembo: les femmes invitées à renforcer l’éducation de base et promouvoir la paix

Célébration de la journée internationale des droits de la femme ce dimanche 8 mars 2026. Plusieurs activités ont coloré la journée. A Butembo, les femmes sont invitées à promouvoir la paix et l’éducation de leurs enfants pour un changement positif.

Venues de différentes associations, plusieurs femmes ont participé à un culte d’action de grâce à la supra paroisse de l’Eglise Evangélique du Rite Africain, EERA Mutiri. Révérende pasteure Kahindo Kalindwe Olive a dans sa prédication, invité les femmes à imiter l’exemple de Deborah, l’une des femmes dirigeantes d’Israël qui selon la bible a aidé le peuple d’Israël à vaincre les ennemis en ordonnant l’armée de lancer les offensives.

S’inspirant de cet exemple, la responsable de l’Union Chrétienne des Femmes et Famille au sein de l’EERA a exhorté les femmes à être des artisans de paix.

<< Actuellement nous préférons les choses mondaines. Et ce n’est pas ça le sens de cette journée. La journée du 8 mars est une occasion de méditation pour nous les femmes. Nous devons nous demander c’est quoi notre part dans les processus de recherche de la paix. Il y a tant de femmes dont la bible parle qui ont milité pour la paix dans leurs pays. Par exemple, Déborah, grâce à sa lutte Israël a vaincu ses ennemis. Et nous les femmes d’aujourd’hui nous devons promouvoir la paix là où nous vivons. Nous femmes qui connaissons les secrets de nos maris pourquoi ne pas dénoncer s’ils font des activités qui compromettent la paix ?, il y a des QG dans nos quartiers mais qui les entretiennent ? , nous devons imiter Déborah qui contribué à la paix dans son pays>>, a prêché révérende Olive Kalindwe.

Prenant la parole à l’occasion, Odile Mabanza Dibi cheffe du service urbain genre famille et enfants a interpellé les femmes sur l’éducation qu’elles transmettent à leurs enfants. Selon elle, les parents doivent miser plus sur l’éducation de leurs enfants pour espérer au changement.

<<L’éducation de base si elle échoue nous assisterons à tous les maux. Aujourd’hui les enfants se concentrent sur des films pornographiques ou de guerre. Nous les parents que faisons nous pour les leur interdire. Et la conséquence, ces enfants ont tendance à mettre à pratique ce qu’ elles voient à travers ces films. Aujourd’hui nous pouvons compter les parcelles qui ont des filles qui n’ont pas encore mis au monde. A l’école les enfants ne passent qu’aux films qu’ils assistent à travers la télévision. Et vous voyez jeunes être des mains armées. Ils se réveillent de leurs toits pour commettre leurs forfaits. Tous ça nous ne contrôlons pas disant qu’ils sont déjà majeurs. C’est l’éducation de base qui construit tout>>, a insisté la cheffe du service urbain de genre.

Vers la fin du culte une collecte spéciale en faveur des détenus de Kakwangura et des orphelins de Butembo a été faite par les femmes. La journée s’est clôturée sous une ambiance festive selon l’organisation de chaque structure féminine.

Joëlle Mwengevalwahi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *