
Les coordinations de la société civile de Butembo et Lubero déplorent la détérioration de la crise sécuritaire et humanitaire dans la partie grand Nord de la province du Nord-Kivu. Les membres de ces deux coordinations des forces vives se sont exprimés dans une déclaration rendue publique mercredi 26 février 2025. Ce, après qu’ils ont passé en revue la situation socio-sécuritaire en territoire de Lubero et ville de Butembo, au bureau de la Coordination urbaine des forces vives de Butembo. Une situation liée à l’avancée du M23/AFC soutenu par le Rwanda et au pillage des biens de la paisible population par les militaires incontrôlés des FARDC qui fuient le front. Bien plus, la société civile fustige les conflits entre les groupes armés locaux à Lubero avec des conséquences sur les habitants, dont les déplacés internes, les tueries des civils par des terroristes d’Allied Democratic Forces, ADF, dans la chefferie de Baswagha et secteur de Bapere.
Face à cette situation, la société civile adresse des recommandations suivantes, au président de la République, Felix Tshisekedi. Elle lui demande de donner des instructions claires déterminant les attributions ente le gouverneur militaire du Nord-Kivu et le commandant des opérations. Pour les forces vives de Butembo-Lubero, il faudrait aussi la capacitation des agents de renseignement et une dotation des moyens conséquents à leur faveur afin que les renseignements puissent être efficaces sur le terrain.
Au premier ministre, chef du gouvernement, les forces vives recommandent de doter des moyens conséquents aux FARDC et aux patriotes VDP, afin qu’ils opèrent efficacement sur le terrain, tout en améliorant leur rémunération et ainsi les prévenir de tracasser la population dans la zone opérationnelle.
Autres recommandations: «Désengorger la prison urbaine de Butembo, en libérant les détenus aux infractions moins graves, en vue de limiter le décès précipité des prisonniers, mobiliser une assistance conséquente en faveur des déplacés internes dans l’urgence, finaliser la procédure de mise en place de la réserve armée et fixer les VDP sur leur considération pendant et après l’agression rwandaise, mais aussi mobiliser leur motivation totale pour mettre fin à la crise actuelle en limitant les tracasseries les impliquant. Bien plus, il faudrait que le Gouvernement ait un regard de compassion envers les victimes des massacres par les ADF et de guerre de M23/RDF, plaident les habitants de Butembo-Lubero.
Au commandement de l’armée au niveau national, les forces vives invitent à relever des troupes FARDC et leurs commandants ayant combattu de Bunagana à Kitsombiro et renforcer le système de renseignement civilo-militaire pour dénicher les ennemis à l’interne tout comme à l’externe, séparer le commandement des FARDC d’avec celui de VDP/Wazalendo, Organiser des offensives simultanées sur toutes les lignes de front en évitant des replis moins justifiés avec toutes les conséquences possibles, renforcer les actions de traque des ADF/MTN, en territoire de Lubero à travers les opérations Shujaa, de la même manière qu’en territoire de Beni.
A la population, de ne pas céder à la panique et de braver la peur en restant trop vigilante et de partager les alertes sécuritaire en temps. Ce qu’il ne faut pas oublier dans la communauté, c’est se mobiliser pour faciliter la jeunesse à rejoindre le centre de formation militaire et s’activer à entrer dans la Réserve Armée de la Défense, RAD.
Et à la communauté internationale, les forces vives sensibilisent à renforcer les mécanismes d’application de la résolution 27 73.
Quant aux humanitaires, il leur faut la mobilisation d’une assistance en faveur de tous les déplacés, souhaitent les forces vives de Butembo-Lubero.
Providence Birugho