Ituri : une personne meurt après des tortures dans un cachot d’une force négative à Mambasa

La Convention pour le Respect des Droits Humains, CRDH-Mambasa, a réalisé un monitoring sur la situation des droits de l’homme dans ce territoire. L’analyse des informations concerne la période allant du 1ier au 15 janvier 2026. Le constat de l’organisation de défense des droits de l’homme est amer. L’organisation dit avoir constaté des arrestations arbitraires et des tortures mortelles parmi plusieurs cas de violation des droits humains imputées aux porteurs d’armes. Une personne est d’ailleurs morte d’une torture, après qu’elle a été arbitrairement arrêtée et détenue dans un cachot milicien, selon la CDRH.

La situation sécuritaire reste alarmante dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, particulièrement dans les chefferies de Babila-Babombi et Babila-Bakwanza. Ici, la prolifération des groupes armés continue d’inquiéter la population. Selon la Convention pour le Respect des Droits Humains, CRDH-Mambasa, qui a effectué un monitoring sur la situation des droits humains, la première quinzaine de Janvier 2026, plusieurs groupes armés venus du Nord-Kivu, se sont installés dans la zone et sont responsables de graves violations des droits humains.

Dans sa déclaration de Lundi 19 Janvier 2026, Rams Malikidogo, défenseur des droits humains au sein de CRDH-Mambasa, a dénoncé l’arrestation arbitraire et la torture de deux civils à Mamulembo, le 5 janvier 2026. Ces exactions ont entraîné la mort de l’un de ces deux personnes, alerte la source. Bien plus, ce défenseur des droits humains a parlé de l’enlèvement, le 15 janvier 2026, d’un agriculteur nommé Donat à l’Est de Biakato. Des affrontements entre groupes Wazalendo ont également été signalés à Elota, dans le groupement Bakaheku, avec des pillages d’or, de biens matériels et des pertes en vies humaines, dresse Rams Malikidogo. A lui de lancer cette interrogation mêlée à des désolations :

« La population est en train de s’interroger sur la prolifération des groupes armés dans le territoire de Mambasa. Ces derniers ne cessent de s’affronter entre eux, de commettre beaucoup de violation des droits humains. Nous sommes en train de nous demander comment il y a déplacement massif des groupes armés du Nord-Kivu vers le territoire de Mambasa, vers l’Ituri. Et le Nord-Kivu est sous menace, sous attaque de l’ADF, sous attaque du M23. L’ennemi M23 est en train de nous ravir nos terres, l’ADF est en train de nous tuer et piller les biens de nos compatriotes. Au lieu que les groupes armés puissent aller attaquer l’ennemi qui endeuillent la population, ils viennent maintenant se concentrer dans le territoire de Mambasa en train d’exploiter de l’or, le bois, etc. Pire, ils s’adonnent à torturer la population, à faire taxer illégalement la population. Ils ont déjà érigé des cachots partout où ils se retrouvent. Et c’est la population qui est en train de souffrir. C’est ainsi que nous lançons un appel au Gouvernement de pouvoir traquer ces groupes armés qui commettent les violations des droits humains dans le territoire de Mambasa ».

La CRDH-Mambasa affirme avoir recensé au moins 18 groupes armés actifs dans le territoire. Ces forces négatives sont, notamment, impliquées dans l’exploitation illégale de ressources naturelles et des exactions contre les civils.

Rédaction

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