Nord-Kivu : Attaques répétitives de l’ADF à Beni et Lubero, la société civile recommande l’évaluation des opérations Shujaa

La coordination provinciale de la société civile forces vives du Nord-Kivu peint un tableau sobre de la situation sécuritaire et humanitaire dans cette province de l’Est de la République Démocratique du Congo. Les coordinations urbaines et territoriales qui composent la structure citoyenne se sont réunies ce Mardi 03 Février 2026 en ville de Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu.

Évaluant la situation sécuritaire, les forces vives ont constaté qu’elle se détériore davantage malgré les multiples efforts du Gouvernement et de ses partenaires. Il en est de même sur le plan humanitaire. Dans une déclaration ayant sanctionné leur rencontre, les forces vives de la province du Nord-Kivu citent d’un côté les cas d’enlèvement, le recrutement forcé, les assassinats ciblés, les arrestations arbitraires, l’expropriation des biens de la paisible population par le M23 AFC dans les zones sous son contrôle.

De l’autre côté ce sont les présumés rebelles de l’ADF qui continuent de massacrer, enlever les civils, incendier les maisons et les véhicules dans plusieurs localités des territoires de Beni et Lubero.

« Rien qu’à partir du début de l’année 2026 jusqu’au Lundi 02 février 2026, plus de 57 personnes ont été tuées dans le territoire de Lubero, 10 autres en territoire de Beni. Au côté de ça, plusieurs maisons dont un poste de santé, des boutiques, une vingtaine de motos ont été brûlées »,

retrace le document des forces vives.

Vu cette situation alarmante, la société civile du Nord-Kivu propose plusieurs entre autres recommandations : Au Conseil de sécurité des Nations Unies de veiller sur la mise en application des résolutions 2773 et 28 08, à l’Union Africaine de contribuer à la restauration de la paix en RDC,Aux Etats Unis d’Amérique d’imposer le respect de l’accord de Washington. Au gouvernement congolais de renforcer les capacités s opérationnelles des forces de défense et de sécurité,d’évaluer les opérations conjointes FARDC- UPDF en cours dans la région. Aussi de mobiliser les fonds pour l’assistance aux populations touchées par la guerre, lit-on dans le document.

Au finish, la société civile recommande à la population de demeurer vigilante et de continuer de collaborer avec les services de défense et de sécurité mis en place. Il faudrait également qu’il continue également d’être solidaire envers les personnes touchées par affres de la guerre.

Joëlle Mwengevalwahi

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