
C’est au travers d’une lettre ouverte que la jeunesse de la ville de Bukavu, Chef-lieu de la province du Sud-Kivu que la jeunesse a alerté sur l’évolution sécurité locale avant d’interpeller les autorités installées par le M23. Cette jeunesse dresse un tableau alarmant de la situation que subit la population locale.
Depuis l’occupation illégale de la ville par le mouvement des hommes du M23, les habitants vivent dans un climat de peur et de désolation. Les témoignages recueillis par les jeunes font état de pillages systématiques des commerces et des foyers, forçant de nombreuses familles à fuir vers des destinations présumées certaines, souvent sans ressources ni abri. À cela s’ajoutent des assassinats ciblés qui sèment la panique, la fermeture des banques qui paralyse l’économie locale, ainsi qu’une interruption brutale de la scolarité des enfants privés d’acceder à l’éducation en raison de l’insécurité. La population, terrifiée par les exactions des éléments du M23, vit désormais dans un recule, dans un confinement imposé par la violence et l’incertitude, dénonce la lettre de la jeunesse de Bukavu dont plumedukivu.net a reçu une copie.
Face à ce chaos, la jeunesse de Bukavu exprime une profonde indignation envers le gouvernement de Kinshasa, qu’elle accuse d’avoir abandonné la ville et ses habitants à leur triste sort. Selon elle, les autorités centrales n’ont pas fourni de l’aide humanitaire, ni de renforts militaires significatifs pour contrer l’avancée du M23, laissant la population livrée à elle-même.
Déterminée à ne plus subir passivement cette oppression, la jeunesse appelle désormais les habitants à s’organiser et à s’armer, notamment en achetant des armes blanches comme des machettes ou des couteaux, pour se défendre et reprendre le contrôle de leur destin. Cet appel à la résistance populaire intervient comme un ultime recours, accompagné d’un avertissement clair : «si le M23 ne met pas fin à ses exactions dans les 48 heures et si aucune mesure concrète n’est prise pour rétablir la sécurité, les jeunes de Bukavu sont prêts à passer à l’action de grande envergure, coûte que coûte»
Correspondant