
L’attaque par drones contre l’aéroport de Kisangani, revendiquée par l’AFC/M23, a suscité une vive réaction de la part de l’Union africaine. Selon les informations de l’organisation, l’assaut, qui a visé une infrastructure civile dans un centre urbain majeur, constitue une violation grave du droit international humanitaire.
Le Président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf, souligne que les groupes armés ne sauraient invoquer aucune justification pour légitimer de tels actes, qui engagent la responsabilité pénale individuelle de leurs auteurs. L’UA appelle l’AFC/M23 à cesser immédiatement les hostilités et à se conformer aux efforts de paix en cours, notamment l’Accord de Doha.
L’attaque a été déjouée par les FARDC et les autorités provinciales de la Tshopo, qui ont neutralisé huit drones kamikazes sans dégâts majeurs, ni pertes en vies humaines. Pendant ce temps, le Gouvernement provincial attribue l’opération à l’AFC/M23, soutenu par le Rwanda, apprend-on de l’UA.
L’Union africaine réaffirme son attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC et son engagement à soutenir les initiatives de paix dans la région.
Points clés de la déclaration de l’UA :
-Condamnation ferme de l’attaque par drones contre l’aéroport de Kisangani
-Appel à la cessation des hostilités et à la conformité aux efforts de paix
-Réaffirmation de l’attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC
-Engagement à soutenir les initiatives de paix dans la région.
Pour rappel, Cette attaque a eu lieu entre le 31 janvier 2025 et le 1er février 2026 et a visé l’aéroport de Bangboka, situé à Kisangani, dans le Nord-est de la République Démocratique du Congo. Une partie du pays que l’AFC/M23 cible parmi plusieurs, en dépit des interpellations faites à son encontre par la communauté nation de RDC et internationale.
Ahadi Ibrah